Les premiers T-Shirts 100 % chanvre sont arrivés

Les premiers T-Shirts 100 % chanvre sont arrivés

Dans cet article, vous trouverez :

Les 50 premières pièces 100% chanvre sont arrivées lundi soir !

Un seul modèle (pour le moment / quatre autres sont déjà prêts à être lancés en production). Un classique pour femme manches longues. 100 % chanvre. Ecru ou blanc naturel. Le modèle a été conçu en Belgique et est fabriqué en France (en Dordogne).

La coupe : les éléments clés

Après avoir discuté avec plusieurs sportives, les critères suivants ont été déterminants pour concevoir un modèle adapté à une pratique sportive :

  • Incontournable : offrir le moins de coutures possible. Et surtout pas de coutures sur le côté, ça, c’est l’avantage du modèle tubulaire;
  • Un col souple pas trop haut pour se sentir à l’aise ;
  • Une finition de manche qui tombe sans serrer sur le poignet ;
  • Une longueur qui ne montre pas le ventre quand on se bouge ;
  • Une coupe qui ne colle pas au corps mais qui ne fait pas sac pour autant

Une matière adaptée aux sportifs

Et puis, surtout le textile 100 % chanvre offre aux sportifs des avantages incroyables. Cette matière est  reconnue pour ses précieuses qualités naturelles :

  • Hypo-allergéniqueanti bactérienne et antifongique (raison pour laquelle vous n’allez pas en revenir : vos t-shirts sentiront toujours bon !)
  • Thermo- régulateur. Frais en été, chaud en hiver
  • Absorbeur d’humidité, et sèchant rapidement (prouvé par les tests faits avec la University College Ghent /  HOGENT Gand (Belgique)

Oui, en août, je faisais tester à HOGent 10 échantillons de matière naturelles et synthétiques. C’est le 100 % chanvre qui est ressorti en position 1 sur le volet absorbeur d’humidité & séchage. C’est à partir de ces résultats que je me suis dit, « vas-y, fonce » !

  • Durable, il devient même de plus en plus doux et beau au fil du temps

 

Merci à Kiram de m’avoir fait l’amitié de cette pemière séance photo !

Quelle est la bonne taille pour vous ?

Vraiment pas compliqué. Prenez votre taille habituelle de t-shirt, tout simplement !

Kiram mesure 1m73, elle porte un Small

Si vous hésitez néanmoins entre 2 tailles, prenez la plus petite. Le chanvre est une matière souple vivante qui s’adapte étonnement à votre corps et à vos mouvements. A l’issue d’une séance de sport, vous serez même surpris de voir la maille se donner un peu. Après le lavage, vous retrouverez la dimension initiale.

Voici le guide des tailles

 

Small Medium Large Xlarge
Longueur Vêtement 63.5 65 66.5 68
Largeur bas de Vêtement 41 43 45 47
Poitrine 41 43 45 47
Longueur Manche 75 76 77 78
Largeur Bras 17 18 19 20

 

Nos conseils d’entretien

Comme toutes les bonnes choses, le chanvre se respecte. Lavez-le à la main et vous le garderez très longtemps, mais il supporte aussi le passage en machine (30 ou 40 degré avec une vitesse d’essorage pas trop élevée).

Evitez absolument le sèche-linge. Faites-le sécher à plat (ne pas le pendre). 

 

Commander

Le prix de vente est de 58 € (ttc)

Pour le lancement de notre activité, nous vous offrons la livraison.

Pour ceux qui souhaitent commander maintenant, rendez-vous dans l’onglet boutique

Retournez au haut de la page

Le chanvre, une plante aux supers pouvoirs !

Le chanvre, une plante aux supers pouvoirs !

Longtemps oubliée, le chanvre fait aujourd’hui l’objet de toutes les convoitises. Pas toujours pour les mêmes motivations… évidemment. Je vous parlerai ici surtout (pour démarrer) des atouts du chanvre textile 😉 parce que chez Youmiwi c’est notre matière préférée !

Quelles sont les qualités du chanvre textile ?

Tout d’abord, il faut dire que ses qualités naturelles sont inestimables. Pour certains spécialistes, il est, avec son proche cousin, le lin, une des meilleures fibres naturelles disponibles sur terre.

Jugez plutôt :

Cette fibre naturellement écologique présente les caractéristiques suivantes :

  • elle ne nécessite pas de produit phytosanitaire;
  • est très économe en eau;
  • est bénéfique dans la rotation des cultures : elle améliore et nettoie les sols et pousse en 120 jours;
  • toutes les parties de la plante peuvent être utilisées (zéro déchets);
  • c’est une plante à capacité de stockage du carbone

A juste titre, elle est aussi reconnue pour ses précieuses qualités naturelles :

  • Hypo-allergénique, anti bactérien et antifongique
  • Thermo- régulateur. Frais en été, chaud en hiver
  • Durable, le chanvre devient même de plus en plus doux et beau au fil du temps

A mon avis, là, vous commencez à voir l’intérêt de cette plante pour développer une marque textile éco-responsable pour le sport. Naturellement supérieur en termes de santé et d’impact environnemental, absorbeur d’humidité, offre ventilation et respirabilité, solide, antimicrobien, oui c’est une fibre de choix pour un vêtement sportif !

C’est un peu la démarche que j’ai faite. Toutes ces informations, je les lisais très régulièrement , des experts du secteur me le confirmaient aussi. Mais j’avais quand même envie et besoin d’aller un pas plus loin.

Rien ne vaut un test en live des vêtements en chanvre!

Avant de me lancer réellement sur le sujet. Fallait que je le teste sur le terrain. Bon comme je pouvais manquer un peu d’objectivité, je ne devais pas être la seule à le tester en faisant du sport. Et hop, voilà vite fait des petits cadeaux pour mes sportifs préférés. Des t-shrits en chanvre pour promouvoir la légalisation du cannabis (avec des ados ça marche pas mal, et les plus vieux, eux, ce sentaient finalement assez stylés). Achetés  chez THTC CLothing. A noter que cette entreprise est rankée no1 aux Royaume-Unis par le très intéressant baromètre « ethical consumer UK ».  Si vous vous demandez : « dois-je acheter des Brooks ou des Veja », Cette marque est-elle éthique, un peu ou pas du tout  ?  Allez jeter un œil, vous allez adorer.  Là, je vous file un super tuyau, mais surtout, venez me retrouver pour la suite après .

Revenons à nos sportifs cobays.

Seule contrainte réellement imposée :  des feedbacks !

Le test de l’Ado

Je vous présente le premier sportif en chanvre.

Don, Donat, Donatien, hockeyeur & boxeur, 17 ans. Première réaction négative sur le style. « Mams, dis vraiment pas beau. Le logo est space. Et la taille est trop large. »  Normal, c’est un ado, le look compte. Pour lui, j’avais pas osé choisir un modèle  pro cannabis…  La défense de la jungle, oui, c’est plus soft …

« Là où c’était top, c’est que parfois, j’oubliais de te le mettre dans le panier à linge. » Toujours normal, c’est toujours un ado. « Et j’osais facilement le remettre, il ne sentait réellement pas mauvais. En fait je  trouve cette matière hyper fraîche, assez cool. »

Deuxième test. Une femme.

Une testeuse de choix, Ari, marathonienne (son dernier en 2018), runneuse hyper régulière.  Un métronome. 4 sorties par semaine immanquablement. Le rythme au bout des jambes, la niack dans la tête.

Connaissant son gout pointu et raffiné (certainement une fan de Nike) je lui avais mis en test 2 t’shirts. Un en mélange chanvre & coton bio et le deuxième en pulpe de bois (plus doux au premier contact). Ari est une femme très honnête et très tranchée. Elle ne le cache pas :

 Au début j’ai dû un peu m’habituer à la matière. Mais aujourd’hui,  je  trouve le chanvre hyper frais, toujours à la « juste température » pour mon corps. A l’inverse de la pulpe de bois qui est vraiment très froide.  Assez agréable. Et l’autre bonne surprise : c’est un t’shirt qui se bonifie. Oui de plus en plus doux …

N’oubliez pas que l’objectif de ces tests n’était pas d’évaluer le modèle du t’shirt mais bien la matière. Est-ce que le chanvre est un textile agréable pour faire du sport ? Cet été, je n’avais pas encore de protos à faire tester … je me suis contentée d’acheter en ligne des t’shirts en chanvre, parfois difformes, pas toujours appropriés.

Troisième test : l’homme « classique »

Et enfin, je réservais le t’shirt 100% chanvre pour mon troisième testeur. Eric 56 ans, marcheur (multi récidiviste sur le chemin de St Jacques) et boxeur régulier le dimanche (oui oui, ça peut aller ensemble. On peut être sportif régulier en oeuvrant uniquement le dimanche. L’important c’est le plaisir).

Le témoignage d’Eric illustre bien les les atouts du textile en chanvre :

Le premier mot qui me vient à l’esprit c’est « sec ». Après une bonne séance de défoulement sur un sac de sable, le tee-shirt absorbe l’humidité et surtout (j’ai horreur de ces tissus éponge !) sèche vite. Je peux, sans me changer, aller faire des courses sans honte.

J’ai essayé sur mes séances de boxe plusieurs tissus « techniques » et me suis senti souvent oppressé, moche, sale. J’en étais revenu à un bête t-shirt en coton. L’essai chanvre m’offre une vraie amélioration.

Impatient de l’essayer sur de longues durées de randonnée. Véro m’a même affirmé que je pourrai le porter plusieurs jours sans dégager d’abominables odeurs de transpiration. Je vous tiendrai au courant !

Quatrième test : canicule et running 

Pendant ce temps-là, moi aussi, je continuais mon test perso. Les grandes chaleurs de cet été 2018, allaient être absolument parfaites.  Juillet en Avignon. 1 semaine. Température moyenne 35 d. Entrainement classique de marathonienne en préparation. 4 sorties, 1 longue de 30k, 2 séances d’intervalles, et 1 cool d’une heure. Parfait.  De la sueur. Beaucoup de sueur…

Les conditions étaient parfaites pour relever mon défi. Vous savez ce genre de défi absolument ridicule que des scouts dans un plaisir presque d’humiliation vous lancent. Sauf que moi c’était pas un défi de scout, mais un défi de femme qui veut démarrer sa boîte. Facile : « Véro, le même t’shirt, une semaine tu porteras ET jamais tu ne seras tentée par la machine à laver ». Cela pourrait sembler banal, je vais pourtant vous confier un de mes vrais kifs dans la vie. C’est l’odeur du linge propre. Celui qui sent les nuages, qui s’est imprégné du vent et de la chaleur … Humm, c’est si bon…

Alors, résultat pour ou contre les t shirts en chanvre?

Il faut reconnaître que nos trois testeurs mettaient en évidence les mêmes types d’atouts pour cette matière.

Tout d’abord l’absence d’odeur désagréable de cette matière. Contrairement à leurs tenues techniques habituelles. Là clairement, ils me disaient avoir le sentiment que leur transpiration restaient coincée dans les fibres de ces tissus synthétiques.

Ensuite venait la sensation de fraîcheur et de « respirabilité ».  Je ne suis vraiment pas certaine que ce soit très français comme terme … Etant donné qu’ils l’ont tous les trois utilisé, je le reprends.

Et enfin, le plaisir d’avoir un produit qui devant de plus en plus agréable étaient pour tous une très bonne surprise.

En ce qui me concerne, voici ma conclusion après 1 semaine d’entrainement sous la canicule : étonnant ! Incroyable.  Le t-shirt en chanvre restait, comment dire, pour être la plus honnête possible ? Acceptable. Et sincèrement, pour un t’shirt porté 4 fois dans une telle fournaise, donc bien trempé, c’était plus qu’acceptable.

Ce qui est certain :  je ne dégageais pas d’odeur qui aurait pu me valoir un commentaire de mes compagnons de sortie. Ah oui, à eux, je ne  leur avais rien dit. Bien sûr, ils savaient que je portais  un t-shirt en chanvre. Jamais, ils n’auraient pu imaginer que je n’avais pas fait ma classique petite lessive … J’étais en grève, mais ça, ils ne le savaient pas.

En conclusion, test de l’anti-tshirt qui pue : le chanvre apporte une très belle solution !

L’industrie textile : grand pollueur de la planète

L’industrie textile : grand pollueur de la planète

Un constat accablant

Il est indéniable que le constat fait par les experts est à la fois accablant et, pour le plus grand nombre d’entre nous, surprenant : « l’industrie textile est l’une des plus polluantes au monde et grande consommatrice de matières premières, d’eau et d’énergie. Elle contribue en effet pour une grande part aux émissions de gaz à effet de serre, aussi bien au niveau de la production, du transport, que de l’entretien. » (1)

Des données impressionnantes

Les chiffres annoncés sont marginalement discutés par les experts. Ils débattent sur le fait d’accorder au textile la 2ème ou la 4ème place parmi les industries polluantes. Mais ils sont bien tous d’accord : le bilan écologique de la mode est profondément inquiétant, à de nombreux niveaux :

  • Tout d’abord, l’industrie textile est responsable de l’émission annuelle de 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre (2).   « Milliard » : oui, le terme est en lui-même impressionnant, mais presque abstrait. Et, si je vous dis que c’est plus que les vols internationaux et le trafic maritime réunis, vous commencez à visualiser le poids.
  • Les consommations en eau sont considérables. Prenons un jean : sa fabrication, nécessite plus de 7.000 litres d’eau. Celle d’un « simple » t-shirt en coton, 2.700 litres. (Pour rappel, cela correspond à la consommation en eau d’un européen sur 1 mois et notre petite douche de 5 min le matin, c’est 30 à 80 litres) Au total, il s’agit de 79 milliards de mètres cubes d’eau chaque année, presque 1% de la consommation mondiale ! (3)
  • L’utilisation de produits chimiques, dont certains fortement nocifs, est massive, tant pour la culture que pour le traitement des fibres. Tentons une expérience. Je vous dis : « Arsenic ». Que visualisez-vous ? Beaucoup de chance que ce soit, … une petite tête de mort … Et pourtant c’est bien cette substance qui se retrouve dans le traitement du textile que nous portons (4)
  • Le pétrole via son dérivé le polyester est aujourd’hui présent dans 60% des fibres textiles utilisées dans le monde ;
  • Et enfin, à chaque lavage, des milliers de micro-particules sont déversés dans les canalisations et finissent dans … l’océan. 000 tonnes de plastiques chaque année. Oui, 500.000 tonnes ! L’équivalent de 50 milliards de bouteilles plastiques.

Des images fortes

Certaines « victimes » ont valeur de symbole. Un exemple bien connu : la mer d’Aral. La consommation d’eau liée aux cultures du coton l’avait réduit au quart de sa surface. L’eau est devenue plus salée et la plupart des formes de vie a disparu. (5)

En Chine, une plaisanterie voulait que la couleur tendance des prochaines « collections » de la mode pouvait être prédite en regardant la teinte des rivières. Mais la montée en gamme de l’industrie chinoise fait que ce constat est en train de changer … de pays !

Un début, seulement, de prise de conscience

Green Peace

En 2011, Greenpeace lançait aux marques du textile le défi Detox.  Et, le 12 juillet 2018 l’organisation environnementale publiait son rapport d’étape :  « Destination zéro : impacts de sept ans de campagne Detox sur l’industrie du vêtement ».

Il est indéniable que les progrès sont là parmi les 80 entreprises ayant relevé le défi. Progrès parfois véritables (Zara, Uniqlo, H&M et Puma par exemple) mais souvent limités à du simple greenwashing, de façade (Adidas, Nike, etc.).

Green Washing

Reconnaissons le, le greenwashing est terriblement dangereux.  Vraiment trop facile au regard des enjeux. En clair, les marques se donnent une apparence de vertu écologique et nous donnent bonne conscience sans nous encourager à changer notre consommation. Chouette, non ?

De surcroît, ainsi que le souligne Kirsten Brodde, en charge de la campagne Detox « 85% de l’industrie textile ne montrent pas d’efforts suffisants pour éliminer les produits chimiques dangereux et améliorer les conditions de travail dans les usines ».

Bref : aller au bureau en vélo ne sert à rien si vous continuez à succomber aux sirènes de la fast fashion, à remplir vos armoires de vêtements que vous n’utilisez jamais et à nettoyer vos t-shirts après les avoir portés 2 heures.

Alors, si nous tentions de remettre les choses à leur place ?

Comment faire de vrais efforts et, peut-être, essayer ?

  1. La toute meilleure façon de moins polluer : moins consommer

Chaque année, l’industrie textile produit 150 milliards de vêtements et cette production a doublé entre 2000 et 2014.

Augmentation de la consommation des pays émergents, baisse relative des prix et élargissement permanent de l’offre (Zara, par exemple, propose aujourd’hui plus de 24 collections par an !) contribuent à ce phénomène.

Dans le même temps, le développement de la recherche sur des modes de production moins polluants est restée en-deçà des efforts de sophistication du design et du marketing, loin s’en faut.

Tout cela pour que 70% de nos « coups de cœur » soient remisés au placard après une utilisation.

Il ne s’agit pas d’enfiler tous les jours le même tee-shirt, mais de privilégier les « basiques », de bonne fabrique et de ne pas (trop) succomber aux sirènes de la mode et de ses soldes.

  1. Moins consommer, mais aussi mieux consommer

 Toutes les fibres textiles ne se valent pas

Principaux accusés : les fibres synthétiques et le coton, soit, malheureusement oui, plus des 2/3 des matières mises en œuvre.

Alors qu’elle ne couvre que 2,5% des terres cultivées, la culture du coton engloutit 25 % de tous les pesticides et 10 % des engrais utilisés dans le monde.

Bien sûr, le coton bio se développe mais le problème de la consommation d’eau de sa culture reste entier.

La culture du cotonnier nécessite en effet beaucoup de soleil et une considérable quantité d’eau. De ce fait, 40 % des surfaces cultivées sont irriguées.  Couvrant 2,5% des surfaces plantées, la culture du coton consomme plus de 4% de l’eau utilisée en agriculture.

Côté synthétique, le bilan écologique n’est pas plus glorieux. 70% des fibres synthétiques produites dans le monde proviennent du pétrole. Leur fabrication nécessite des procédés industriels gourmands en énergie et extrêmement polluants.

Et le bilan des fibres recyclées n’est, pour l’instant, guère convaincant. Leur production exige un processus industriel qui reste très gourmand en CO2.

Mais certaines fibres semblent apporter des espoirs d’amélioration 
  • La cellulose de bois est un bon exemple. Vêtements en fibres de bambou, en Lyocell ou en Tencel ® (pulpe de bois). Mais son traitement fait appel à des procédés chimiques souvent très polluant.
  • Le lin ou le chanvre, cultures historiques, beaucoup moins gourmandes en eau, sont maintenant recommandés par l’Agence française pour l’environnement et la maîtrise de l’énergie. (6))
  1. Consommer local

Mieux consommer, c’est aussi éviter que le vêtement, ne fasse plusieurs fois le tour du monde, de la fibre initiale à notre placard. Acheter une production locale, pour les vêtements comme pour les salades, est à privilégier. Et, pour connaître le pays de fabrication du vêtement … il suffit de lire l’étiquette.

  1. Choisir des marques responsables

Enfin, toutes les marques ne se valent pas. Certaines ont entamé une vraie réflexion sur le sujet et mis en place des actions concrètes (VejaPatagonia, Saint JamesHopaalLes Récupérables1083Atelier Tuffery) d’autres se contentent de greenwashing … la plupart ne fait rien.

  1. Prendre soin de ses vêtements

On estime que la moitié du coût écologique d’un vêtement provient de ses différents lavages au cours de son utilisation. Laver consomme de l’eau et les lessives, qui contiennent des parfums et de substances mal biodégradables, sont souvent polluantes.

Alors, essayons de limiter les dégâts : inutile de laver à haute température, 30 à 40 degrés sont la plus souvent suffisants, évitons également de mettre à la machine des vêtements qui ne sont pas vraiment sales.

De même, évitons de mettre au rebut (ou au fond du placard) les vêtements qui ont un simple accroc. Nos familles, nos quartiers regorgent de couturières talentueuses : une petite réparation coûte rarement plus de 10 euros. Quelqu’un de votre entourage proche en prend soin et vous évite d’acheter un nouveau vêtement.  Pas mal, non ?

  1. « Donner, c’est la seule façon d’aimer »

Prenons le cas du recyclage des vêtements. Il est encore balbutiant. En France, seulement 1/3 la production est recyclé (7). Plus de la moitié finit en décharge ou est incinéré dans l’année suivant son achat.

L’Allemagne montre pourtant un bel exemple : 3/4 des vêtements usagés y sont collectés, 50% sont réutilisés et 25% recyclés (8).

Il faut reconnaître que finalement le choix est assez large. Aussi, c’est peut-être le moment d’essayer de changer quelque chose, non ? 

Enfin, chez Youmiwi, nous aimons surtout vos solutions. Partagez avec nous vos pistes intéressantes.

Sources :

Toutes ces marques  de fringues qui polluent la Terre : quelle découverte et quel choc pour une runneuse …

Toutes ces marques de fringues qui polluent la Terre : quelle découverte et quel choc pour une runneuse …

Qu’elle soit la 2ème ou la 4ème industrie la plus polluante après l’industrie pétrolière, qu’importe. Les spécialistes s’accordent pour dire que l’industrie textile est très polluante et, de surcroit, une des plus opaques quant aux conditions de fabrication.

Certains n’hésitent pas à l’affirmer. L’industrie textile est le “nouveau Tchernobyl “.

Et moi, cela me dérange d’avoir des oreilles pour ne pas entendre ce bruissement alarmant. Cela me dérange de ne rien changer.

Et, si, comme moi, vous vous intéressez au textile sportif, c’est simplement encore pire. Cela va de soi : avec ses matières techniques en polyester, ou en nylon (une fibre directement dérivée du pétrole), ou en coton (l’une des cultures les plus consommatrice d’eau) les vêtements utilisés pour nos sorties de running et autres plaisirs sportifs sont généralement issus d’une production peu responsable.

Je ne suis pas une scientifique. Je suis une maman, sportive et bosseuse. Je suis un être humain. Un simple être humain.
Dans le désordre. J’aime travailler. J’aime les gens, profondément . J’aime le monde. J’aime la nature. J’adore mes enfants, intensément. J’aime voyager, au Bangladesh en 2013 je suis bouleversée. J’aime la famille et les vrais amis. J’aime courir, surtout dans le bois. J’aime le linge frais. J’aime le chocolat, très noir, et un bon verre de vin, rouge. J’aime ce qui est beau, les artistes et les artisans m’impressionnent. Je fais souvent des bonds de joie et je le dis. Je rêve d’en faire encore plus, longtemps.

C’est probablement pour toutes ces raisons-là que j’ai eu envie de faire quelque chose.

Véro Bastien fondatrice de la marque de sport éco-responsable Athlethic

Véro créatrice de Athlethic.com

Tant qu’à se dévoiler, allons y.

Ces séances de running dans le bois ont fait de moi une meilleure femme, une meilleure maman, une super (aujourd’hui ex) employée, jamais malade, déterminée. J’aurais pu devenir coach ou organisatrice de courses, ou courir pour plus d’associations… Non, j’ai eu envie de modifier ma façon de m’équiper, de nous équiper.

Parce que les marques réellement éco-responsables (pas du greenwashing), faites pour le sport et produites localement sont…quasi introuvables.

Et si je me lançais ?
De toutes façons ce sera difficile alors autant le faire à fond (no pain – no gain, ça vous dit quelque chose). Petit 1 : quitter un CDI… Petit 2, : se fixer des objectifs précis. Je vous passe les 3 mois de comptine fermière. Et elles faisaient rouli, roula, …

Stop !

Fin juillet 2018, c’est décidé : je crée ma

articles de sport éco-responsables !

De toutes façons ce sera difficile alors autant être fière de ce que je fais. C’est non négociable. Trois valeurs sont essentielles :

  • la qualité écologique des matières premières ; des matières naturelles (lin, chanvre, orties,…) ou recyclées ;
  • un engagement éthique sur toute la chaine de production. Le respect de la main d’oeuvre sera une priorité;
  • une conception produit la plus locale possible (je sais pas pour vous, mais, habitant un petit pays, ma conception du local est européenne … Amsterdam est à 200 km de Bruxelles ; Paris : 300 ; Berlin : 750 et Prague : 900 … ).

Etape suivante : identifier la matière première idéale. Celle qui coche toutes mes cases. Dans le textile, c’est pas comme dans l’informatique, il y pas de raccourci « cocher tout ». Le monde du textile et les industries fair-trade regorgent de subtilités et petits pièges. Aucun doute possible, j’allais devoir rencontrer un paquet d’experts.

Le hasard. Evidemment, il se dit d’ailleurs « chance » en anglais.

Bernard Joseph, passionné de runnning

Bernard : l’expert en running

Je vois Bernard. C’est bien un expert mais pas vraiment du textile. Ingénieur commercial, bien entendu sportif puis coach sportif ayant créé un club de coureurs et créateur de courses. Bref, un « sans faute sportif» qui change de cap et se lance dans la permaculture. C’est lui qui, entre la poire et le fromage, me lance « Regarde un peu du côté du chanvre, c’est une plante incroyable ! »`

C’était le premier. Il y en aura beaucoup d’autres par la suite. Le chanvre a effectivement des atouts étonnants, une plante aux supers pouvoirs ! Non seulement, elle cochait toutes « mes » cases mais allait me permettre d’apporter une réponse à un problème classique du sportif. Nos t-shirts en matière technique sentent mauvais…

Mon projet prenait une autre allure.