Les 5 incontournables à connaître avant de faire son premier marathon

Les 5 incontournables à connaître avant de faire son premier marathon

Moi,  j’aurais bien aimé que quelqu’un me les transmette.

Il y a 15 ans, en 9 mois, je passais de mon canapé ( 0 km) au Marathon de New-York (42,195 km). Depuis j’ai enfilé pour le plaisir quelques marathons (le dernier : Copenhague en mai 2018).  

Récemment, un ami me disait : “Si tu écrivais un article sur le sujet ? Ton aventure marathon, comment tu y es arrivée ? Ton expérience, comme celles d’autres, pourrait aider des jeunes et des moins jeunes à franchir le pas.”

C’est vraiment pas mon truc, joué un peu au prof… Difficile de ne pas donner le sentiment d’être prétentieuse.  

Ce que vous savez pas, c’est qu’en gros, je cours depuis toujours  “à la fraîche”. Expression non homologuée, peut-être belge. En tous cas très perso.

Pour faire simple, “courir à la fraîche” c’est :

  • Sans montre

Le truc de la montre que tu connectes, qui sonne, qui te rappelle que tu vas trop vite, que tu as oublié de recharger, etc. Certains sont fan …  c’est vraiment pas moi.

  • Sans gel

Ces produits absolument infectes, ils te tombent comme un âne mort dans l’estomac et évidemment  ils restent coincés de heures durant au fond de la gorge,… Très peu pour moi. J’ai du mal à imaginer que cela peut-être meilleur que ce que ce que la nature propose : des dattes, des noix, …  

  • Avec les mêmes pompes depuis 15 ans

Oui, je change bien mes chaussures, grosso modo deux fois par an. Mais non, je suis pas tentée par tester un drop ceci, des amortis cela, 5 gr de plus, 100gr de moins, un profil plus fin, un aérodynamisme magique, une sensation de nuage, etc…  

Non, mon unique critère : le confort. Je suis bien dedans. Je me sens bien. Basta. Seule légère difficulté, la première année, trouver la bonne taille. Je prends 2 pointures de plus que ma taille de ville. Au début, tous les vendeurs voulaient me faire changer d’avis … Coco, je connais, je sais ce qui est bon pour moi. Aujourd’hui, soit je prends ma boite en vente libre et je file à la caisse, soit je commande sur internet.

J’ai changé une fois de modèle, récemment, pas longtemps … Je m’en suis mordu les 10 doigts. Mais ceci est une autre histoire.

  • En ne buvant que de l’eau … (en course)

C’est ça “courir à la fraîche”.

Tout cela me semble un peu banal. Trop banal.

Mais le problème, c’est que quand cet ami, qui me connaît bien et dont j’ai toujours apprécié les avis, me file ce genre d’idée … cela me travaille.

En tous cas, c’est l’effet que cela m’a fait.  J’y pensais, très souvent. Sous la douche, dans le bois.  Je me demandais, c’est quoi le coeur, l’essence de ces 15 ans de running.

Imaginonsje suis dans l’ascenseur avec Michèle Obama. Elle me fait part de son rêve : courir le marathon de New-York. Nous avons 5 étages. Je lui conseille quoi ? Le faire avant de se présenter à la Présidence … Mais encore ?

5 étages, 5 conseils, 1 par étage :

Définir le planning de préparation de course

Trouver un / une partenaire de course

Impliquer votre entourage

Visualisez

La clé du succès : prendre son pied !

1. Définir le planning de préparation de course

Première étape indispensable : construire un plan d’entraînement efficace. Celui qui va vous mener au 42 sans blessure, avec le sourire. Celui qui va vous donner confiance. 15 jours avant le jour J, vous le sentirez, vous aurez le marathon dans les jambes et la tête, vous saurez que vous allez droit au succès.

En pratique, comment fait-on ?

  • Il existe plein de bouquins, revues, sites internets sur le sujet. Si vous avez le temps, facile vous lisez et vous faites une bonne petite synthèse.
  • Autre solution, vous vous inscrivez dans un club de running qui vous proposera un plan très bien adapté, bien rôdé. Deux tops annuaires pour identifier un proche de chez vous. En Belgique : Runningeek et en France sur Jogging International
  • Autre solution encore, vous vous trouvez un coach. Il peut être un “pro”,  quelqu’un dont c’est le métier, mais un ami qui a l’expérience de quelques marathons fera très bien l’affaire aussi. Le plus important, je crois, c’est de trouver une personne avec qui le feeling passe bien, qui vous donne envie d’aller plus loin, que vous avez envie d’impressionner et qui est à votre écoute (elle doit avoir un minimum d’empathie pour entendre vos petits bobos aussi …).

Quelle que soit leur provenance, ces programmes, vous le découvrirez, sont tous très similaires : 3 à 4 sorties par semaine, des sorties diversifiées (pour ne pas se lasser), un mélange de fractionnés, footings, sorties longues, vetloops (sortie à jeun), on monte le volume en douceur pour arriver 15 jours avant à faire un 34 km. Et voilà …

Votre programme, vous le lâchez plus. il est dans votre agenda. cela devient votre ligne de conduite pour 4 mois. Votre atout c’est la régularité. Vous apprendrez votre corps à progresser sans vous blesser.

Soyez patient dans la progression.

Cela ne sert à rien de vouloir en faire trop : trop tôt, trop vite, trop long.

Prenez le temps de bien récupérer entre chaque séance.  Bref, soyez régulier !

2. Trouver un /une partenaire de course

Ce n’était pas une décision, cela s’est fait par hasard.

Courir à deux est probablement mon conseil majeur. Honnêtement, si j’ai pu boucler mon premier marathon sans souffrir, et toutes les autres fois aussi, c’est certainement grâce à ma partenaire.

Pendant toute la durée de la préparation, vous êtes deux à vous soutenir.

Vous verrez tout vous paraîtra facile.

Un petit bobo, hop, on en parle et, immédiatement, l’inquiétude se dissipe.

Temps merdique, flemme de sortir … elle pas et vous n’allez pas vous dégonfler, vous y serez aussi. Vous vous tapez des grêlons, c’est tellement plus drôle à deux…

Que ce soit à l’entraînement ou le jour de course, votre partenaire de course, sans le vouloir vraiment veille sur vous… Vous n’imaginez pas encore à quel point c’est précieux.

Vous avez en quelque sorte besoin l’une de l’autre.

Pendant la préparation, votre partenaire veillera à ce que vous n’en fassiez pas trop, elle sera aussi là pour vous rattrapper en cas de chute, …

Et puis, le jour de la course, cela change tout.

Le jour de la course, votre plus gros danger c’est vous.  Partir trop vite est une erreur classique. A deux vous calmez vos ardeurs respectives.

Et puis 42 km, c’est quand même une sacrée distance. Encore aujourd’hui, même si nous l’avons fait plusieurs fois, il y a sur le parcours toujours des baisses de régime, ou vous ne le sentez  plus,…

Quand le doute s’installe, votre partenaire de course fera toute la différence. C’est probablement grâce à lui que vous n’abandonnerez pas. Et c’est grâce à vous qu’il n’abandonnera pas. Vous terminerez tous les deux.

Je le vis depuis 15 ans. Pas de doute. C’est mon atout majeur.

Merci Sophie pour le premier, merci Ari pour tous les autres.

Je cite les organisateurs de la plateforme speerit.com “les études montrent que si vous avez un partenaire d’entraînement, vous êtes susceptible d’être plus motivé et d’être plus assidu pour vos  séances d’entraînement car quelqu’un peut compter sur vous”.

Comme trouver cette perle rare ?

C’est clair, elle doit courir à la même allure que vous, avoir l’envie de partager le même type de défi et avoir les mêmes disponibilités. Ca c’est la base. Pour la dénicher :

 Parlez-en autour de vous et utilisez vos réseaux sociaux. Vous risquez d’être étonné.

  • Une bonne piste reste, aussi, votre magasin de running préféré. Ils ont souvent des filons, ils connaissent bien leur clientèle.
  • Si non, googlez, il existe pas mal d’applications, conçues notamment pour vous aider à trouver des partenaires, en vrac :

3. Impliquer votre entourage

Vous avez décidé de vous lancer dans un marathon ? Génial, l’aventure est vraiment remarquable.  Vous allez sortir de là avec une pêche éblouissante. Vous allez acquérir une confiance en vous au delà de tout ce que vous pouviez imaginer.

Oui, mais cela ne s’improvise pas … et l’entraînement reste lourd. Vous allez devoir vous absentez régulièrement de la maison.

Avec un mari, des enfants et un boulot prenant, c’est pas toujours évident. Ils peuvent aussi ne pas apprécier les contraintes d’une aventure très personnelle, qu’ils peuvent considérer comme égoïste.  Votre défi sera de transformer ce marathon en une aventure familiale.

Parlez de ce projet à votre famille, vos amis proches, voire même à vos collègues.

Imaginez ce qu’ils pourraient faire avec vous. Par exemple : repérer des parcours de 10, 15 km,  faire un bout de chemin avec vous, organiser des ravitaillements pour les longues distances, préparer une playlist rien que pour vous,… C’est tellement bon, vous allez voir !

Et puis, on a très vite fait de culpabiliser. C’est vraiment pas le moment. Vous avez besoin de vous sentir soutenue. Leur implication vous permettra d’aborder votre préparation sereinement.

C’est certain n’en faites quand même pas trop, à force, vous risquez de les gonfler. Tout est toujours une question d’équilibre.

Le jour J, le top du top, ce sera d’emmener votre troupe de supporters avec vous.

Vivement conseillé.

Un petit conseil pratique. Définissez bien à l’avance les points de rencontre et conseillez leur de s’habiller de manière reconnaissable ou avec un signe distinctif majeur (Manu, le mari de Sophie portait toujours un immense drapeau portugais, on ne pouvait pas le louper).

Porté(e) par eux, vous repoussez vos limites.

4. Visualisez-vous

Ce conseil là, je l’ai piqué d’un cours en “prise de parole en public”. By the way, saviez-vous qu’il s’agit là de la peur la plus citée au monde devant celle de la mort ! Donc, faire un marathon à coté de s’exprimer publiquement c’est de la gnognotte. Je pouvais bien piquer un conseil …

Visualisez-vous !

  • Visualisez-vous, non pas sur scène mais franchissant la ligne d’arrivée. Ressentez déjà maintenant, en cours de préparation, le plaisir que vous allez ressentir. Imprégnez-vous de ce plaisir dès aujourd’hui.
  • Visualisez le parcours. Prenez connaissance du parcours avant la course. Juste pour avoir une idée de ce qui va se  passer. Après une “petite” montée de 2 km, vous n’aurez que du plat, etc … L’arrivée est à 1,2 km après la porte de Brandebourg, vous n’avez plus qu’à dérouler.

5. La clé du succès : prendre son pied

Courir doit avant tout rester un plaisir ! Ne l’oubliez jamais.

En préparation et sur le marathon.

Et pourtant je vais vous livrer une confidence, alors que la course à pied est vraiment mon équilibre de vie, alors que j’ai un plaisir fou à courir, les 15 premières minutes de toutes sorties restent encore souvent hyper pénibles… Comme quoi, faut pas se décourager.

Je parle surtout ici d’une autre dimension de plaisir.

Je n’oublierai jamais mon dernier marathon (Copenhague 2018) :

  • Km 9 : j’annonce à mon amoureux, qui était venu m’encourager avec ma fille.  “Ca va pas du tout, j’avance pas, je me sens pas bien.

Nous sommes au km 9, c’est un peu la catastrophe. Trop tôt pour ressentir ce genre de sentiment. Il y a encore …  33 km à avaler. Ma partenaire est en pleine forme, je la freine aussi.

Je le réalise. Je me dis qu’il y a quelque chose qui cloche. Je comprends à ce moment-là que je ne courais pas pour le plaisir. Ce que je souhaitais était un chrono :  le faire en moins de 4 heures. Je n’avais que ce stress-là en tête.

  • Km 11 : je recroise ma fille, elle me dit “Mams, t’es la mieux placée pour savoir qu’un marathon, c’est pas dans les jambes mais dans la tête et le coeur”.

Et là je me suis dit, j’ai réellement interpellé mon cerveau,  “cocotte, change de dynamique, on s’en fout du chrono, prends ton pied”.

  • Km 12 : je retrouve le sourire, le plaisir.
  • Km 12 – km 42 : comme une fleur, plus une hésitation, le plaisir est là, le corps suit.

Et mon plaisir c’est de crier, d’encourager les gens à nous encourager, d’applaudir les gens qui nous encouragent (même les inconnus), de saluer les groupes de musiciens, …

Mon plaisir c’est aussi embrasser ceux que j’aime sur le bord du parcours. Prendre le temps même si on perd quelques secondes… Alors je ne me suis plus privée…

Faut bien  le reconnaître,  le marathon de Copenhague est, à ce titre, une perle. Les supporters danois sont hyper motivants et le parcours permet de croiser super souvent sa famille (surtout s’ils se déplacent à vélo). Nous nous sommes embrassés 16 fois sur 42 km.

Exceptionnel ! Ce sont eux les vrais champions. Un pur bonheur.

  • Km 32 : A mon tour d’être la locomotive de ma partenaire.
  • .Km 42 : résultat : 04h01 minute de pur plaisir !

 

Ce plaisir-là, cette autre dimension, elle est très personnelle.

A vous de trouver ce qui vous fait réellement kiffer.  Identifiez-le, il vous boostera sur les 42 km. Identifiez-le, il vous nourrira pendant des mois et des années.

Parlez-vous de votre kif à vous ou lachez-vous en conseils, c’est tellement précieux !

Pourquoi (et comment !) après 15 ans de sorties un jour sur deux, le running reste ma potion magique…

Pourquoi (et comment !) après 15 ans de sorties un jour sur deux, le running reste ma potion magique…

 

Je me suis mise au sport par hasard. Il y a 15 ans. Grâce à une amie, j’ai touché l’inaccessible : “le marathon de New York”. Elle, elle venait de rencontrer un coach sportif qui lui avait promis de la faire passer en quelques mois de “rien au marathon”.

Et moi, moi qui étais tout sauf sportive, je venais de pleurer en regardant le long de Central Park les marathoniens passer. Eux ils faisaient quelque chose de phénoménal, c’était écrit sur leur visage. Jamais, je n’imaginais pouvoir les égaler. Je sortais d’une cure de Solumedrol pour une poussée de SEP. C’était hors scope pour moi. Cela me paraissait tout simplement inenvisageable.

Jamais je n’imaginais à cette époque le rôle clé que ce sport allait jouer dans ma vie.

Cette année-là, j’ai bien couru le marathon de NY. Je suis effectivement passée de : à peu près 0 à 42,195 km. Sans mérite. J’avais un très bon coach. J’ai suivi tous ses conseils. C’est pas vraiment mon caractère pourtant, mais j’avais un objectif en tête.  Au programme : séances de fractionné, montée, vetloop (course à jeun) et longue sortie.  J’en rêvais de  cette arrivée dans Central Park, un mythe !  I did it.

Depuis, les mois et les années ont défilé.

Et je n’ai jamais lâché mes baskets. Jamais. 3 à 4 fois par semaine, je cours. Année après année. Qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige.

Et oui, lorsque je ne cours pas,  je suis plutôt nerveuse. Je ressens probablement quelque chose qui doit s’apparenter à une sorte de manque. ..

Addiction ?

Pour moi, la course à pied, ça n’a rien à voir avec une addiction : on caricature souvent les coureurs, sans comprendre ce qu’il y a derrière leur pratique. C’est avant tout un art de vivre et un équilibre de vie.

Comme 16 millions de français (et 2 millions de belges) dont un peu plus de la moitié maintenant sont des femmes, je cours… Tout ce temps à avaler du km  m’a permis d’observer et de prendre conscience de l’importance de ce sport dans nos vies.

Prescription de bien-être

Je le cache pas.  Aujourd’hui le running est devenu ma meilleure recette naturelle anti-âge, anti-kilos, anti-déprime, anti petits et grands bobos… Le bundle complet.  Ma prescription de bien-être. A recommander à toutes, de 17 à 77 ans … A consommer sans modération pour les femmes de plus de 40 ans.

Jugez plutôt :

Anti-âge

Anti-déprime

Anti- kilos

Image de soi

Vecteur de rencontres

 

  • Anti-âge

On imagine aisément que l’inactivité accélère le vieillissement. Mieux encore. Des chercheurs de l’université McMaster dans l’Ontario aux Etats-Unis l’ont démontré une activité physique régulière permet de ralentir, et peut-être même inverser le vieillissement de la peau, et ce, à tout âge.

Bref, il est jamais trop tard pour s’y mettre. Vous améliorerez votre capital beauté mais aussi vous augmenterez votre qualité et votre durée de vie en diminuant, grâce au sport, l’incidence des maladies invalidantes. Et, il ne faut pas beaucoup suer pour réellement augmenter votre durée de vie. 3 footings de 30 min ont déjà de l’effet (*). L’OMS n’hésite d’ailleurs pas  à utiliser une phrase choc : la sédentarité tue chaque année 2 millions d’individus sur la planète.

  • Anti-déprime

Dans les années 80 déjà, des médecins et psychologues se sont intéressés au sport comme alternative aux médicaments pour le traitement de la dépression. Depuis ils ne cessent d’accumuler des preuves scientifiques.

Le fait que l’exercice physique soit bénéfique à l’humeur ne fait plus de doute.

De là à déterminer avec précision quel type de sport, avec quelle intensité. Faut-il le pratiquer plutôt seul ou en groupe ? Avec la supervision d’un coach ou pas ? En complément ou pas d’une médication ? Si cela vous passionne, l’article de la revue Cerveau&Psycho dresse un bel état de la situation.

Ce qui est certain : l’inactivité rend dépressif. C’est prouvé.

Que ce soit pour une petite sortie d’aération de  2 km ou un trajet plus intensif, cela ne pourra être que bénéfique sur votre humeur. Let’s do it.

  • Anti kilos

Courir fait-il maigrir ? Ah ça, c’est une belle question.

J’entends souvent qu’une telle s’est mise à la course à pied parce qu’elle souhaitait perdre du poids. D’ailleurs, c’est, selon une enquête réalisée par la FFA (Fédération Française d’Athlétisme), la troisième raison pour laquelle les français démarrent ce sport (derrière : améliorer sa condition physique et garder une bonne santé).

Et alors, cela vaut-il le coup ?  Faire du sport fait-il maigrir ?

Sincèrement et, là, je me base uniquement sur mon expérience perso, je ne pense pas.

Pour faire simple, ma balance ne m’a rien soufflé pendant ces 15 années de running. Malgré des préparations marathon, un entraînement pour un 100 kms, etc… Rien, que dalle, nada.

Par contre, courir m’a permis de me stabiliser à un poids idéal, de ne plus faire de yoyo, …

De me faire des bons gueuletons sans culpabiliser. Et, enfin, enfin j’ai pu arrêter de me priver. La solution : je mange plus mais beaucoup mieux. J’adore cuisiner, je déteste suivre une recette. Et pourtant, sur le sujet, deux bouquins sont devenus mes références : celui de l’athlète américaine Shalane Flanagan (qui a remporté le marathon de NY en 2017) “Run Fast, Eat Slow” et celui  de Renata Rehor “Food 2 Run”.

Aujourd’hui je n’ai plus 20 ans, je rentre dans une période féminine redoutée : la préménopause. On vous le clame généralement haut et fort. Vous avez pas le choix, c’est,  hop 5/6 kilos dans la vue.

En tous les cas, moi cela ne me dit rien (je n’observe toujours rien sur la balance) et mes amies runneuses non plus. Il semblerait qu’on ait trouvé là un excellent remède qui, s’il nous a pas fait perdre du poids, nous a permis de pas en prendre et de redessiner et garder une super silhouette.

  • Image de soi

Mais alors,  quel plaisir,  de passer de 0 à 2km, puis de 2 à 5 km, de 5 à 7 km, puis votre première course officielle dans la foule, etc…  C’était il y a quinze ans et je le ressens comme si c’était hier.

Je me souviens très bien. Mon premier 5 km était en pleine ville à Anvers et mon premier 16 dans la campagne flamboyante de Tirlemont, je me souviens avoir envoyé un sms de victoire à mes parents …”les 20 km de bxl, cela devrait être bon”.

Vous gagnez à chaque sortie un peu plus de confiance en vous. Vous commencez à y croire. Et puis vient le jour où vous n’avez plus aucun doute. Vous le sentez.  Vous l’avez dans les jambes. Et, çà, qu’est ce que c’est bon !

Ce plaisir-là, il n’est pas spécifique à la première fois. Non, encore aujourd’hui, à chaque préparation de course, je le vis. Généralement cela se passe lors de la dernière longue sortie, 2 à 3 semaines avant le jour J. Cette fameuse sortie qui n’est pas programmée pour vos jambes mais bien pour votre tête. Elle vous donne un moral en béton. Ce jour-là vous savez que vous êtes capable de relever tous les défis.

Ok, on gagne en confiance personnelle, c’est certain.

Ce n’est pas tout.

Il y a aussi le regard des autres sur votre évolution qui change.

Ils sont là, (ils sont un peu impressionnés, je pense)  ils vous soutiennent, s’intéressent, ils en parlent presque plus que vous ! Si vous avez de la chance (comme moi), ils organisent vos parcours d’entraînement, préparent des ravitaillements, … Comment ne pas rayonner ?

  • Vecteur de rencontres

Ceux qui ne connaissent pas vraiment le running considèrent que c’est un sport d’égoïstes individuels. Oui, parfois, on court seul. Mais on court aussi, souvent, en groupe ou en club. Et généralement, une fois qu’on y a goûté, on ne peut plus s’en passer.

A plusieurs, tout est différent. A commencer par la motivation. Ils sont là, au point de rendez-vous fixé. Pas négligeable quand le temps est dégueulasse. Ils y vont, vous y allez aussi.

On s’adapte au rythme des uns et des autres. On avait prévu de faire, par ce temps, un petit tour et puis, prise par l’énergie du groupe on va juste beaucoup plus loin.

S’exercer en groupe augmente par ailleurs le taux d’endorphine, cette fameuse hormone du bien-être.  Dingue cela. C’est scientifiquement prouvé ! Dans une étude de l’Université d’Oxford, des rameurs rament pendant 45 minutes, seul puis en équipe. Le résultat m’a scotchée : leurs taux d’endorphine est significativement supérieur lorsqu’ils rament en équipe…    

Et, que dire, de ce que j’appelle la running therapy ? Dans le bois, on peut tout se dire. On se lâche.

Dernièrement, j’ai eu une vilaine blessure, qui m’a mise out des sentiers pendant plusieurs semaines. Ce qui m’a réellement manqué ce n’était pas tant la décharge d’énergie (je compensais avec le vélo) mais bien les échanges avec mes coéquipières dans le bois.

Et, oui, j’aurais pu faire des papottes au tel avec mes copines. Mais non, cela n’avait pas du tout la même valeur.

Il se passe quelque chose dans le bois que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître 😉

Des innombrables bienfaits

Je pourrais  vous parler aussi  des effets du running sur le coeur, les neurotransmetteurs, sur le taux de sucre dans le sang, sur la production d’ endocanabinoïdes (molécules proches du cannabis) qui, elles, traversent l’encéphale afin de nous faire planer,  sur la vie professionnelle, sur le bonheur

Il y a tellement de choses à dire encore.

Je vous ai aujourd’hui dit pourquoi moi, la petite nana qui pleurait au bord de Central Park, a commencé il y a 15 ans et pourquoi je n’ai jamais arrêté.

Je me réjouis chaque jour d’avoir commencé, j’ai trouvé-là mon plus puissant allié sur la vie.

Parce que, oui, le running rend plus heureux.

Vous avez vécu des expériences similaires. Vous connaissez de personnes qui le vivent aussi. Je serais ravie de les rencontrer, de partager ensemble ces expériences. Allez-y, commentez …

Bonus

PS  1

L’enquête réalisée par la Fédération Française d’Athlétisme (FFA) confirme que les trois premières raisons avancées par les pratiquants seraient l’amélioration de la condition physique (58 %), rester en bonne santé (58 %) et perdre du poids (35 %). Reviennent aussi régulièrement les bienfaits sur l’état de stress, la sociabilité de la discipline ou encore, surtout du côté masculin, le besoin de repousser ses limites.

PS 2 Si cela vous tente d’aller un pas plus loin, vous trouverez facilement des programmes de préparation au marathon. Par exemple :  celui de l’organisateur du marathon de Paris, celui du bloggeur de Running Addict  ou par des organismes privés comme Running Smart ou par des media

PS 3 Elles en veulent et vous le partagent. Voici quelques groupes de femmes runneuses motivantes .

Coeur de runneuse

Dubinducrew

IG Runneuses

Comment éviter les odeurs désagréables quand on fait du sport ?

Comment éviter les odeurs désagréables quand on fait du sport ?

 

Bien connue des sportifs, cette odeur de … fauve.  Visualisez une salle de sport bondée, vous la percevrez.  Aigre, rance et quasi bestiale, difficilement supportable. Et pourtant il s’agit là de l’effet normal d’un groupe de femmes et d’hommes bien portant.

Transpirer est un processus biologique naturel.  Sain et indispensable. Que pouvons-nous faire pour que cela ne devienne pas désagréable ?

Je réponds à la question dans l’article suivant. Et j’ai même décidé d’aller plus loin en créant mon propre t-shirt de running qui n’émet aucune odeur (testé scientifiquement…). Vous pouvez participer à l’élaboration de ce t-shirt en 2 minutes chrono.

Au sommaire :

  1. Pourquoi transpirons-nous ?
  2. Que se passe-t-il physiologiquement ?
  3. Mais d’où vient alors cette fameuse odeur de transpiration ?
  4. 7 solutions efficaces à privilégier par les sportifs
  5. Quelques trucs de grands-mères

Reprenons d’abord les bases.  

Pourquoi transpirons-nous ?  

Principalement pour réguler notre propre température. Tout simplement, pour rafraîchir notre corps.

Pratiquer une activité physique nous fait transpirer. Mais, nous le savons, bien d’autres raisons provoquent aussi cette réaction :

  • un environnement chaud
  • des émotions fortes,
  • des aliments trop chauds ou très épicés  
  • le port de matière synthétique,
  • des changements hormonaux comme la ménopause, la grossesse, la puberté, …
  • des effets secondaires de certains médicaments
  • la maladie, lorsque notre corps lutte contre l’infection

Que se passe-t-il physiologiquement ?

Revenons à notre effort physique.

On se lance sur la piste, le corps surchauffe, et hop notre cerveau envoie un message à plus de 5 millions de glandes dans notre corps. Il fait alors appel à deux types de glandes sudoripares, les glandes eccrines et les glandes apocrines. Elles s’agitent et sécrètent de la sueur (99% d’eau avec un doux mélange de sels, d’acide gras et de protéines). Puis l’eau qui s’évapore prélève de la chaleur à la peau, ce qui abaisse la température de notre corps. Nous voilà “rafraîchi”.

Bref, on y échappe pas,. Dès qu’on lance la machine, on augmente la température de notre corps qui immédiatement réagit et transpire. Imparable.

Mais, contrairement aux idées reçues, la sueur en elle-même est … inodore. La sueur ne sent rien !

Mais d’où vient alors cette fameuse odeur de transpiration ?

Tout ça est un problème de bactéries.

Des bactéries présentes souvent dans les plis de la peau (notamment sous les aisselles, …) qui se nourrissent  de protéines inodores présentes dans la sueur et les transforment en composés malodorants.

Plus  on laisse ces bactéries se nourrir, plus intense l’odeur sera.  “Les bactéries ne produisent pas d’odeur si elles n’ont rien à manger », explique Roland Salesse, directeur de recherche honoraire à l’Institut national de la recherche agronomique (Unité de neurobiologie de l’olfaction (NOeMI)).

De plus,  une transpiration intense ne veut pas pour autant dire odeur forte. Plus il y a d’eau « plus les produits odorants sont dilués ».

Pourtant, on n’est pas tous égaux devant la transpiration Des composantes génétiques jouent clairement leur rôle. Certains transpirent plus ou sentent plus, c’est ainsi.

Donc, puisqu’on ne peut y échapper, que pouvons-nous faire pour atténuer les mauvaises odeurs de manière efficace.

7 solutions efficaces à privilégier par les sportifs

1. Agir vite

Prendre une douche au plus vite après l’effort. Toujours selon le même principe : plus on laisse de temps aux bactéries pour se nourrir, plus forte sera l’odeur.

Ne surtout pas laisser vos tenues de sport trainer dans le bac à linge. Les bactéries vont tranquillement continuer leur grande bouffe dans les fibres. Idéalement, il faudrait laver nos tenues de sport juste après les avoir utilisées. Surtout si elles sont en matières synthétiques

2. Avoir une hygiène irréprochable

L’idée c’est toujours de ne pas permettre aux bactéries de se propager. Cela va de soi, mais c’est pas plus mal de le rappeler.

A vous de voir, si vous préférez un déodorant, un antitranspirant … ou rien.

Les déodorants n’empêchent  pas l’émission de la sueur : ils contiennent des agents antiseptiques qui éliminent ces fameuses bactéries. Les antitranspirants, eux, bloquent les pores pour empêcher la libération de sueur.

L’écriture de cet article m’a enfin permis de comprendre la différence entre déodorants et antitranspirants. Yes !

Ce qui est sûr, mon pharmacien me l’a affirmé avec force, les déos “24 heures”, et donc les “48”, “72”, … sont seulement des “promesses” marketing. De telles durées n’existent pas.

3. Bien s’hydrater

Avant, pendant et après l’effort. On sue plus, on dilue plus, on sent moins.

4. S’épiler les aisselles

Cela ne vous permettra pas de ne plus transpirer, par contre vous arrêterez de loger vos bactéries dans le cocon chaud et humide qu’elles adorent. Les poils comme les matières synthétiques retiennent les molécules malodorantes. Un petit coup d’élagage est plutôt une bonne idée, y compris pour ces messieurs.

5. Eviter de porter des tissus techniques synthétiques (polyester, élasthanne, acrylique, …)

Pour deux raisons :

  1. Ces tissus “respirent” mal et n’évacuent pas la chaleur de votre corps. La chaleur reste entre votre peau et le tissu. Du coup, vous transpirez davantage.
  2. Les bactéries qui provoquent les odeurs se développent beaucoup mieux avec le polyester, elles y restent même piégées. Ceci a été démontré par une étude scientifique de l’université de Ghent publiée dans le journal Applied and Environmental Microbiology.

6. Porter des matières naturelles, respirantes et absorbantes (lin, chanvre, coton, etc)  

De préférence de couleur claire qui n’accumule pas la chaleur, et une coupe pas trop ajustée pour bénéficier d’une meilleure aération.

7. N’utilisez pas de séchoir après le lavage de votre linge

Sa chaleur a pour effet secondaire d’incruster les odeurs, dont celles de transpiration, dans le linge.

 

Quelques trucs de grand-mères, sportives, bien sûr

 

Quelques trucs de grand-mères qui marchent chez certains :

  • faire tremper vos tenues de sport, avant de les laver, dans un bain de vinaigre blanc (entre 1 h et 1 nuit). Faites un test avant, c’est plus prudent certains tissus ne le supportent pas.
  • Masser vos aisselles avec une poudre faite maison, composée d’un mélange de talc, de bicarbonate de soude et quelque feuilles de sauge séchées
  • Dans la même veine, une application sous les aisselles avant une course d’eau de fleur d’oranger serait une très belle option? L’eau de fleur d’oranger a des vertus calmante et astringentes et dégage immédiatement une odeur agréable.

 

Porter des vêtements qui ne sentent pas bon n’est agréable pour personne. Les solutions proposées ne vont évidemment pas supprimer votre transpiration (cela ne serait d’ailleurs absolument pas bon pour votre santé), mais elles vous permettront de retrouver un meilleur confort.

Essayer de porter des t’shirt en chanvre vous ne serez pas déçu !

 

Pourquoi, avec nos fringues de sport, nous sommes, nous aussi, responsables de la pollution des océans ?

Pourquoi, avec nos fringues de sport, nous sommes, nous aussi, responsables de la pollution des océans ?

Le jour où un copain runner m’a dit : “Tu sais avec tes fringues de sport classiques tu es aussi responsable du plastique dans les océans”, j’ai eu envie de comprendre pourquoi. J’ai eu / nous avons eu envie de comprendre pourquoi le bilan écologique du secteur du textile est accablant

Au sommaire : 

  • L’industrie textile est une des industries les plus polluantes au monde.
  • Les matières synthétiques nocives sont généralement privilégiées
  • C’est quoi le polyester ?
  • Quels sont les forces et faiblesses du polyester?
  • Pétrole …  plastique …  Cela n’augure rien de bon, qu’en est-il réellement ?
  • Rikiki (inférieures à 1mm) mais des dégâts costauds !

L’industrie textile est une des industries les plus polluantes au monde.

Elle serait en deuxième place sur le podium, juste derrière l’industrie du pétrole. Je dis “serait” parce que tous les experts ne sont pas d’accord, certains la positionnent en 4ème place.  

Peu importe finalement. elle pollue beaucoup trop. Point. Et, là, les experts sont unanimes. Le bilan écologique de la mode est profondément inquiétant, à de nombreux niveaux :

  • Tout d’abord, l’industrie textile est responsable de l’émission annuelle de 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre (2).   
  • Ensuite, les consommations en eau sont considérables.  Au total, il s’agit de 79 milliards de mètres cubes d’eau utilisés chaque année pour l’industrie textile, presque 1% de la consommation mondiale ! (3)
  • Enfin, l’utilisation dans le processus de production de produits chimiques, dont certains fortement nocifs, est massive, tant pour la culture que pour le traitement des fibres.

Alors même que l’on pourrait croire, sans doute à raison, ses utilisateurs plus responsables et bien loin des fashion victims, l’industrie du textile sportif est encore plus polluante.

Les matières synthétiques nocives sont généralement privilégiées

Depuis quelques décennies pour  répondre aux attentes du sportif, les géants du secteur ont développé des produits techniques et des textiles innovants (ajout de caractéristiques technologiques de pointe pour créer des textiles antimicrobiens, des textiles protecteurs, des textiles faciles d’entretien, des textiles intelligents, …).

Ces vêtements dits “intelligents” supposés de plus en plus performants, ne sont pas sans danger pour l’environnement ou pour notre santé. Les matières premières utilisées par ce secteur sont en effet à plus de 90 % des matières synthétiques et leurs nouvelles caractéristiques sont obtenues par une débauche de chimie.

Sur le sujet, regardez la video de franceinfo 

Ces vêtements pointus que nous utilisons pour le sport sont généralement en polyester ou en nylon .

J’ai fait un test dans mon ancienne garde-robe sportive : 95 % des mes vêtements sont étiquetés 100 % polyester ou un mélange de X % polyester et X % elasthane (ou de lycra ou de spandex). J’ai demandé à mes amies coureuses de faire le même test, même résultat.

C’est étonnant à quel point nous semblons (moi en premier) avoir oublié qu’il s’agit tout simplement de plastique

Du coup j’ai eu envie de faire un petit rappel sur ces matières premières.

C’est quoi le polyester ?

Le polyester (PET) est la fibre textile la plus utilisée dans le monde. Elle représente près de  60 % de la production de l’industrie textile.

Il s’agit d’une fibre synthétique issue de la pétrochimie. C’est le nom abrégé pour un polymère artificiel synthétique, plus communément appelé type polyéthylène téréphtalate (PET). Un nom extrêmement scientifique, mais, pour faire simple, le polyester est une sorte de plastique ou, plus simple encore, du pétrole.

Quels sont les forces et faiblesses du polyester?

Puisque le polyester est la fibre synthétique par excellence pour les articles de sport, il doit bien avoir des avantages … Lesquels ?

  • Il a un prix de fabrication faible, permettant des prix consommateurs abordables … ou des marges confortables pour les producteurs
  • Il est infroissable : adieu repassage !
  • Il  ne déteint pas au lavage
  • Il a un pouvoir absorbant très faible lui permettant d’évacuer rapidement la transpiration
  • Ses fibres souples et très élastiques permettent une belle liberté de mouvement
  • Il sèche rapidement, à l’air libre, sans se déformer.
  • Ses propriétés anti-uv sont reconnues et en font une matière idéale pour les maillots de bain
  • Il est très résistant.

Mais tout n’est pas si rose que cela, y compris pour l’utilisateur. Les inconvénients existent aussi :

  • Le polyester retient les odeurs, et dégage une mauvaise odeur au contact de la sueur, mauvaise odeur qui résistera à tous les lavages
  • Il a une mauvaise respirabilité
  • Il retient aussi la chaleur (est accélérateur de transpiration)
  • Il colle à la peau. Vous avez toutes vécu cela.

Pétrole …  plastique …  Cela n’augure rien de bon pour la nature, qu’en est-il réellement ?

  • D’entrée de jeu, le polyester est une fibre à base de pétrole,  énergie fossile non renouvelable.  La fabrication des fibres de polyester par l’industrie textile nécessite chaque année 70 millions de barils de pétrole.
  • D’autre part, le procédé de fabrication est très consommateur en eau et en énergie.
  • Ensuite la production du polyester génère un tas d’émission toxiques pour l’environnement, comme le bromide de sodium, le dioxyde de titane, le cobalt, les sels de manganèse,. Les produits chimiques utilisés lors de la fabrication sont en fin de cycle éliminés par des lavages et, fatalement, se retrouvent dans les eaux et l’air.

On peut aussi parler de l’impact sur la santé des ouvriers qui manipulent ces produits hautement toxiques).

Rares sont les industriels qui mettent en oeuvre de réels process de protection de l’environnement … et de leur personnel.

  • Si le textile est teinté, la situation est pire encore avec l’utilisation d’ “adjuvants” tel le biphénil, toxiques pour l’environnement, la peau et les voies respiratoires.

Ce bilan est déjà pas terrible du tout … En plus, il est aggravé par l’usage qu’on fait du polyester.

Qui dit sport, dit transpiration et donc nettoyages intensifs.

Généralement, après chaque usage, chaque bonne suée, nous mettons nos fringues de sport à la machine. Et c’est là que les choses se corsent. A chaque lavage, des milliers de micro-particules sont déversées dans les canalisations et finissent dans … l’océan.

Rikiki (inférieures à 1mm) mais des dégâts costauds !

Chaque cycle d’une machine à laver libère plus de 700 000 fibres microscopiques dans l’environnement selon une enquête menée par un professeur de biologie marine  de l’Université de Plymouth au Royaume-Uni.

Chaque lavage d’un vêtement en synthétique  libère environ 7000 micro particules de plastique, dans les eaux de lavages. Ces microfibres sont si fines que, parfois, les stations de récupération ne sont pas capables de les filtrer.

500.000 tonnes de plastiques sont ainsi déversées chaque année. 500.000 tonnes soit l’équivalent de 50 milliards de bouteilles plastiques.

Idéalement on devrait ne jamais laver les vêtements en fibres synthétiques

Certaines microfibres finissent donc leur chemin dans les rivières, les océans et polluent de manière durable la planète entière. Est-ce la fin de leur trajet?  Pas certain. La faune et la flore des nos mers pourraient les absorber bien malgré eux pour finir par se retrouver dans nos assiettes…

Et pas de chance, le processus se déclenche à chaque nouveau lavage, indéfiniment, même avec du polyester recyclé…

Bien malgré nous, nous sommes  aussi responsables, avec nos machines à laver de la présence dramatique de plastique dans nos océans.

Un des premiers conseils qu’on donne à un sportif qui veut démarrer une activité sportive c’est : “il faut bien s’équiper”. Ce qui est juste.

Mais avoir un bon équipement n’est ce pas aussi un équipement qui ne fait pas mal ? Un équipement qui est bon pour nos performances, notre santé, notre planète … et bon pour ceux qui le produisent ?

 

Pour aller plus loin :

Etude Fast Fashion is the second dirties industry in the world

Fiche sur le polyester réalisé par le blog d’Amandine

 

S’équiper éco-responsable pour faire du sport : comment faire ?

S’équiper éco-responsable pour faire du sport : comment faire ?

Le top des marques de sport éthiques et responsables.

Si je suis honnête je ne pense pas m’être réellement préoccupée des dérives de la fast fashion avant 2013. Je venais alors de passer 3 semaines exceptionnelles au Bangladesh. Puis, effondrement du Rana Plaza. J’étais bouleversée.

Le déclic. J’ai décidé de m’habiller autrement.

Autant pour mes fringues quotidiennes, je suis facilement passée sur le seconde main. Autant pour mes tenues de sport, cela me semblait pas du tout envisageable. Cela me semblait vraiment pas très “frais”.

Pas évident de changer la façon de s’équiper ! J’ai pas mal cherché. Rarement trouvé. Puis décidé de lancer ma propre marque.

Du coup, pendant toutes ces années, j’ai accumulé de l’info, testé et … trouvé des petites pépites.  Pas du greenwashing.

J’ai envie de les partager avec vous en créant le guide des 30 marques de sport éco-responsables

Bon, pour commencer, j’ai du faire des choix.

Voici les critères retenus pour ce guide des articles de sport “athl-éthiques” :

  • être une marque conçue pour le sport,
  • être une marque européenne,
  • réalisée par des entrepreneurs (par opposition aux grands industriels internationaux). Dans un esprit éco-responsable, cela me semble plus cohérent. Vous allez donc peut-être découvrir des marques que vous ne connaissez pas encore.

Et ces marques ont besoin d’être soutenues. C’est une sacrée aventure de lancer une marque éthique.

  • qui fabrique ses produits dans le respect de l’homme et de son environnement
  • avec des matières premières écologiques.

C’est à  dire ?  les matières premières doivent être en ressources renouvelables naturelles ( le lin, le chanvre, le coton bio, le bois…)  ou recyclée.

Pour ce qui est des fibres artificielles cellulosiques  (lyocell, tencel, modal) qui sont assez à la mode, à vous de vous faire votre opinion.

Au sens strict, la matière première est généralement du bois, donc une ressource renouvelable. Les marques qui privilégient cette matière sont donc reprises dans ce top. Si  le sujet vous intéresse découvrez leurs avantages et inconvénients.

 

Pourquoi, alors que tout le monde me disait : “J’adore ton nom et, en plus, t’as le .com“, je change le nom de ma marque ?

Pourquoi, alors que tout le monde me disait : “J’adore ton nom et, en plus, t’as le .com“, je change le nom de ma marque ?

« Wow, tu as le «.com » ?! Super !!  C’est dingue ! Et quoi, il était pas encore pris ? C’est fou ?!?”

C’était la première réaction des gens lorsque je mentionnais le nom d’Athlethic.

Oui, j’ai le « point.com ». Oui, le nom est signifiant ; associant le sport à l’éthique, il correspond parfaitement à mon projet. Oui, le logo met bien en contraste les 2 notions présentes dans la marque.

Oui, Athlethic est un beau nom.

Certains disaient même “cela va devenir le plus bel asset de ta boîte.”

Du “Wow ” au “Je te trouve pas “

Chouette mais comment tu l’écris encore ? Où met-on le H ? Ah, il y en a 2.

Athletic ou Atlethic ou Atlhetic ou … ?

A force,  je commençais même à faire des erreurs … quand j’épellais le nom de ma propre marque …

Alors vous imaginez bien que les « relais d’opinion » (oui, vous !) s’y perdent aussi.

Du “Wow” au “Cela va être très compliqué de déposer la marque”

Ce qui va évidemment de pair avec un “beau nom”, c’est aussi une “belle protection”.

L’avocat que je consultais me le dit clairement : “je ne prendrais pas ce nom-là. Il est trop proche d’un nom commun, donc très compliqué à protéger ”. Il ne lancerait pas un projet from scratch avec déjà cette première difficulté.  

Assez logique finalement que les noms communs appartiennent à tous et j’aurais dû réagir tout de suite. Mais j’étais déjà tombée amoureuse de mon nom. J’ai cru que j’allais y arriver. Et j’ai trouvé mon avocat plutôt désagréable …

Du “Wow” au “Google ne te reconnaît décidément pas !”

Et puis, les fameux algorithmes qui nous aident dans nos recherches sur le net, corrigent systématiquement Athlethic : « Vous voulez dire Athletic ? ».

Et des « Athletic », sur le net, il y en a des milliers. De Cape Town à l’Iowa en passant par … Bilbao (le fameux!). Certains de ces clubs sont vraiment soutenus par de très gros budgets.

On m’avait dit : “tu dois attendre quelques mois pour que Google commence à te reconnaître…”  Alors j’ai suivi quelques cours (quelques uns assez topissimes, merci livementor!) pour m’améliorer en SEO. Pour comprendre les mécanismes.

Après quelques mois (ma première landing page date de juin …), je dois le reconnaître, Athlethic reste très difficile à trouver sur le net.

Du coup je me renseigne auprès d’experts. Leur sentence est implacable : “tu ferais mieux de changer.  Tout cela n’est pas compatible avec une stratégie de vente digitale”. Je me bats contre des géants et contre un nom commun. Sauf à investir des sommes colossales en pub, ce qui n’est pas compatible avec ma stratégie ou mes moyens, actuels au moins ☺, je ne peux pas émerger.

C’est décidé, je change de nom.

Choisir un bon nom de marque

Maintenant,  l’ADN de ma marque est bien défini :  c’est un vrai avantage.

Je connais aussi mes premières clientes, pas des athlètes mais des sportives comme vous et moi. Des sportives qui se font du bien. Des femmes pour lesquelles le sport est un art de vie, une philosophie de bien-être, pas une discipline athlétique.

A nouveau, je me renseigne avec  Fabian Delahaut, mon correspondant au San Diego Traffic & Conversion Summit 2019 pour une interview de Ryan Deiss (l’auteur notamment du  “Marketing Digital pour les NULS”).

 

Toujours en direct du T&C Summit, Fank Kern dira “the domain name must be easy to remember”.

Pour Fabian : “La culture de l’entreprise, c’est le socle de la marque. Ses murs porteurs. Une marque forte c’est aussi un univers. Je le reconnais tout de suite. Comme je reconnais du Goldman après 2 accords.

Plusieurs écoles comme toujours. Je fais le tri, je retiens :

  • disponible en . com (et sur les réseaux sociaux)
  • pas plus de trois syllabes
  • un mot qui évoque ou qui est en lien avec l’ADN de la marque
  • un mot qui s’écrit facilement
  • simple, facile à retenir
  • un mot qui se prononce dans toutes les langues (je vérifie grâce à des outils comme Natural Reader)
  • un mot intemporel
  • un mot validé par ma communauté

Athlethic devient donc Youmiwi

Ce nom dégage immédiatement un capital sympathie.

Il est rond comme une douce pelote de laine (les bonnes matières naturelles) et respire le bonheur. Très chantant, immédiatement on se sent bien quand on l’entend. Simple, facile à retenir il a une sonorité agréable.  Facile à prononcer et à épeler (y compris en Anglais, cela se prononce de la même façon).

On entend le « You », qui vous interpelle et vous associe, le « Mi », qui personnalise et m’implique et le « Wi » qui donne la notion de solidarité essentielle à ma marque.

L’ADN est là. La marque qui fait du bien à la sportive, à ceux qui la fabriquent, à la planète.

Youmiwi, les fringues de sport qui font du bien.

Et, c’est re parti !

Pour toutes celles qui veulent designer avec nous le deuxième modèle de t’shirt en chanvre. Je cherche 1001 runneuses pour répondre au questionnaire de co-design, c’est par ici. A vie, vous bénéficierez d’un tarif avantageux. A vie.